Langage non verbal : 5 erreurs qui pourraient faire sombrer votre présentation

25 11 2012

Vous voulez être un orateur dynamique?
Vous feriez mieux de comprendre ce que dit votre corps!

Beaucoup de choses circulent à propos du langage non verbal, surtout en ce qui concerne la lecture qu’on peut en faire.
Certains « experts » répondront à la question : «Elle a placé ses cheveux derrière ses oreilles, qu’est-ce que ça veut dire? »
Est-ce vraiment ce que vous voulez savoir?

Le but de cet article est de comprendre comment les grands orateurs de ce monde utilisent leur corps lors de présentation en public.
L’approche que nous vous proposons, est de ne pas suivre les conseils d' »experts », parce qu’ils proviennent d’ »experts » mais de vous fiez aux mouvements et aux gestes qui vous semblent naturels.

Utilisez un langage corporel conscient et fort. . . mais naturel!

Pour y arriver, il est plus facile d’apprendre à éviter certaines erreurs que vous pourriez regretter par la suite.
Cet article présente cinq de ces erreurs.
Évitez-les à tout prix si vous voulez que votre discours ou votre présentation marque votre auditoire, pour les bonnes raisons.

1. La division de votre attention:
Erreur fréquente de l’orateur qui utilise peu le contact visuel et qui partage sans cesse son attention entre ses notes (ou son PowerPoint) et son auditoire.
Cela ressemble à ceci: quelques mots à l’auditoire, puis un rapide coup d’œil vers le bas de la page ou de l’écran, quelques mots à l’auditoire, retour à la page, quelques mots à l’auditoire, puis un autre coup d’oeil jeté vers l’écran, etc..

Pourquoi ces orateurs agissent-ils de la sorte?
Est-ce que leurs notes sont sur de minuscules cartons?
Ont-ils besoin de se rappeler leur titre ou le nom de l’entreprise pour laquelle ils travaillent?
C’est la gêne qui leur commande ce comportement !
L’auditoire est souvent composé d’étrangers, et leurs notes (ou leur PowerPoint) sont une bouée de sauvetage à laquelle ils vont s’accrocher pour survivre!
Dès votre introduction, vous ouvrez un canal de communication avec votre auditoire. Utilisez à 100 % le contact visuel à ce moment-là, de toute façon vous dites des choses que vous n’avez pas besoin de lire, vous les savez.

2. Une posture fragile ou asymétrique:
Jetez un oeil à cette photo d’octobre 2005:

Le monsieur à gauche est l’ancien sénateur Arlen Specter. Mais qui est-ce à sa droite ?
C’est Harriet Miers, qui a été conseillère de la maison blanche sous l’ancien président George W. Bush, qui l’a ensuite nommée juge à la Cour suprême américaine, le 5 octobre 2005.
Sa nomination a été retirée le 27 octobre de la même année.
Cette révocation si rapide serait-elle due à la posture de Mme Miers sur cette photo?

Comparez leurs langages corporels sur la photo:  le sénateur Specter, les pieds solidement plantés sur le sol, les mains sur les côtés, prêt à mener une guerre politique pour le parti et le pays.
Que pourrions-nous dire au sujet de la posture de Mme Miers?
De toute évidence, elle semble fragile et littéralement déséquilibrée.
Si vous vous tenez comme ça, vous ne serez jamais nommé à la Cour suprême!

3. Des gestes fermés.
La conscience de soi nous amène souvent à « fermer » nos gestes lors de présentations. Dans notre esprit, il y a peu d’activités durant lesquelles nous sommes aussi exposés et vulnérables que lorsque nous prenons la parole en public (c’est en fait une grande opportunité, mais j’ai dit « dans nos esprits», n’est-ce pas?).
Alors, que pouvons-nous faire pour nous protéger?

Nous nous refermons sur nous- même. Cela s’exprime souvent en gardant nos bras et nos mains quelque part dans la région de notre sternum, et en faisant de petits gestes, un peu comme un boxeur qui se protège.
Du point de vue de notre public nous créons une barrière, une protection physique entre lui et nous nous.

Le geste fermé le plus connu est la posture de la « feuille de vigne », c’est-à-dire quand l’orateur place ses mains devant,  euh, la région qu’il ou qu’elle  aimerait le plus protéger…. En fait,  disons simplement qu’ils mettent leurs mains là où les feuilles de vigne apparaissent dans les illustrations anciennes et sur les statues antiques.
Voici un exemple de deux personnages politiques qui nous présentent un bel exemple de la posture de la feuille de vigne en attendant de prendre la parole:

4. Une mauvaise utilisation de l’espace:
Vous pourriez être le PDG d’une multinationale, ou vous pourriez être l’adjoint de ce chef de la direction, chargé de préparer un rapport important sur les états financiers de la société.
Pour ce qui est de parler en public, vous êtes également un leader. Les leaders s’approprient l’espace qui leur est dû. Ils utilisent l’espace qui est, à juste titre le leur, en utilisant leur positionnement  physique par rapport à leur public, leurs aides visuelles, et le contenu qu’ils sont en train de livrer.
Les orateurs timides ou réticents, par contre,  ne contrôlent pas l’espace ou l’attention de leur auditoire. Ils peuvent même essayer de se « cacher » en se repliant sur eux-mêmes jusqu’à ce qu’ils occupent le plus petit espace possible – comme s’il y avait  un champ de mines duquel ils ne seraient pas autorisés de s’approcher..

5. Le syndrome du tigre en cage:
Enfin,  apprenons une leçon du monde des mauvais conférenciers/motivateurs. Un trop grand nombre d’entre eux arpentent la scène de long en large, gesticulant frénétiquement dans une tentative de substituer l’excitation à la valeur. Vous en avez déjà vu, et vous les avez déjà entendus crier des trucs du genre : « tout le monde répète avec moi: ….. ».

Évitez surtout le marathon de va-et-vient et va-et-vient et va-et-vient et va-et-vient….. que l’orateur inflige à son public captif. Ça m’épuise juste d’y penser. Mais n’exagérez pas dans l’autre sens  non plus. Faire la statue de bois arrière d’un lutrin peut devenir très dangereux aussi puisque cette structure en bois pourrait essayer de vous absorber.

En conclusion, rappelez-vous ce qu’un éternel étudiant du comportement humain avait à dire sur ce sujet:
« Celui qui a des yeux pour regarder et des oreilles pour écouter, pourra se convaincre qu’aucun mortel puisse lui cacher un secret. Si ses lèvres restent closes, le bout de ses doigts se met à bavarder et la trahison suinte à travers chacun des pores de sa peau ».

Voici sa photo

C’est Sigmund Freud.

Article traduit librement du blog public speaking international

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4 responses

26 11 2012
guy gielis

le magicien espagnol Juan Tamariz a écrit des choses très intéressantes sur le regard, les mains, la position du corps et des pieds et la voix pour capter l’attention du public dans un livre intitulé les cinq points magiques. A lire absolument!

26 11 2012
GeoffroyHubert

Merci beaucoup Guy, effectivement, la magie est un extraordinaire moyen de communication. Voici les coordonnées du livre pour ceux qui seraient intéressé : http://alturl.com/633ua
Je vais tenter de me le procurer.

17 06 2013
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